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Jean-Marie Rausch mauvais gestionnaire

JMR insulte nos policiers municipaux
Le chantier du Pompidou tourne au ralenti depuis des mois et son coût explose

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Jean-Marie Rausch se répand dans la cité en s’autoproclamant seul capable de gérer notre ville.

On peut douter des qualités de gestionnaire du maire sortant en observant l’évolution du dossier Pompidou. D’un budget de 38 millions d’euros devant la maquette du bâtiment, on passait les 50 millions à la pose de la première pierre, puis les 60 millions lorsque coulaient les premiers mètres-cubes de béton. On tremble à l’idée du montant qu’il faudra annoncer lors de la pose de la charpente.

On peut douter tout autant des qualités de gestionnaire du Président de la CA2M lorsqu’il annonce un budget de 10 millions d’euros de fonctionnement par an sans prévoir les ressources financières correspondantes.

Thierry Jean
Conseiller régional de Lorraine,
Conseiller municipal de Metz,
Colistier de Dominique Gros

Culture et centre Pompidou

Pompidou Metz

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

CENTRE-POMPIDOU

Personne ne peut dire que l'implantation de la première annexe du centre Pompidou dans notre Ville soit une mauvaise chose, nous avons voté ce projet. En effet, Metz souffre aujourd'hui d'un déficit d'image au niveau national et international et la création d'un tel temple de l'art contemporain ne peut que provoquer un choc d'image bénéfique pour la ville. Pourtant au vu de la pratique de la politique culturelle actuelle on doit s’interroger sur la meilleure façon de faire fonctionner cet outil et pointer les dérapages financiers et de calendrier qui ont marqué le projet.

LES DÉRAPAGES

Personne ne fera plus croire aux messins que la gestion du maire sortant est toujours la plus efficace et que l'ensemble des projets importants respectent de façon infaillible les budgets annoncés au départ. La réalisation de l'infrastructure devait d'abord coûter aux contribuables 35 millions d'euros. On en est à présent à plus de 60 millions avec les abords alors que le cahier des charges a été revu à la baisse. En effet l'aspect du bâtiment risque de différer du projet initial. Pour des raisons de coût, il a été décidé de rabaisser la toiture de la structure, alors que c'est bien ce "chapeau" de Shigeru Ban et Jean de Gastines qui en fait son originalité première.
De plus, le maire sortant lui-même indique que d’autres dérapages ne sont pas exclus. Il est vrai que pour de tels prototypes présentant des contraintes techniques nouvelles compte tenu des innovations architecturales du projet, les dépassements de coût sont courants, mais ici la suffisance dans l’affirmation que les prix sont toujours respectés à Metz est pitoyable. Un peu de modestie s’impose. Les difficultés se sont accumulées, la dernière en date étant la défection du bureau d’étude anglais retenu et la nécessité de renforcer la maîtrise d’oeuvre. Le prix du centre Pompidou dérape. Nous ne serions pas surpris si la facture totale atteignait les 70 millions d'ici à l'ouverture du musée. À noter que les frais de gestion annuels devraient avoisiner les 10 millions d'euros selon les indications données à la CA2M, ce qui est plus élevé que les 10% de l’investissement indiqués au départ.


En tout état de cause une expertise indépendante sera réalisée à notre arrivée à la mairie sur la situation financière du projet.
Concernant les délais, c'est plus qu'un léger retard qui s'abat sur la construction du site. Avec une inauguration prévue d'abord pour 2007, puis reportée à 2008, ce ne sera (finalement ?) pas avant le deuxième semestre 2009 que le public aura la possibilité de découvrir les installations et expositions d'art contemporain, aux coté du maire qui sera élu en mars prochain.

POUR QUE LES MESSINS S’EN EMPARENT

La question d’avenir est celle de la vie culturelle du site, de son animation, de sa capacité à fédérer les publics, mais aussi les artistes, elle doit être au centre de tous les questionnements. Que prévoit-on pour attirer les messins et de manière plus générale les habitants de la CA2M, alors que nos grands équipements d’agglomération ne sont pas des lieux de vie comme l’Arsenal, les Musées ou encore l’Opéra Théâtre ? Le projet initial n’intègre pas la nouvelle médiathèque de la Ville qui a été reportée à plus tard, pour une prochaine tranche de travaux du quartier de l'amphithéâtre. Même Alain Seban, actuel Président du Centre Pompidou Paris rappelle qu'à Paris « le succès passe par la médiathèque », ou encore Renaud Donnedieu de Vabres, l'ancien Ministre de la Culture qui précisait en 2006 qu'il était essentiel de lier ces deux projets et qu'il engagerait la participation de l'Etat pour la réalisation de cette médiathèque. Avec ce grand projet pour la Ville de Metz, évitons l'écueil de nos différents lieux de culture actuels qui n'ont pas intégré la logique d'attraction de nouveaux publics et d'éveil à la curiosité. Il faudra avoir envie d’aller dans ce Centre, relativement séparé du centre-ville, pour y faire un tour avec des amis, y déjeuner ou aller y boire un verre dans une ambiance accueillante et originale, la garde des enfants étant assurée.
Les réflexions à avoir dès à présent concernent la vie de ce futur haut lieu de culture. Comment faire pour que les messins s'en emparent ? Quelle place pour la création artistique locale ? Autant de questions laissées sans réponse par le maire sortant.

Nous faisons quatre propositions :
  1. La construction d’un musée d'art moderne sera un événement pour la Ville durant tout le temps des travaux et donnera lieu à un formidable débat public sur son utilisation. Ce débat sur le futur du Centre Pompidou, nous l’organiserons avec tous les acteurs dès le mois d’avril.
  2. Nous ferons du Centre Pompidou la clé de voûte de notre politique culturelle en y faisant venir les écoles, les collèges, les lycées et les associations des quartiers dans l’esprit de l’éducation populaire tout en permettant aux artistes locaux d’y trouver leur place dans la création artistique.
  3. Nous organiserons une synergie entre le Centre Pompidou, l’Ecole supérieure d’art et l’Université Paul-Verlaine dans le domaine des matériaux, du design et du numérique de façon à faire résonner l’art contemporain avec la création,la recherche, l’innovation et les entreprises. Des possibilités sont ouvertes en ce sens avec le projet ISEETECH adopté au Contrat de Projet 2007-2013.
  4. Enfin pour que Metz soit visible sur la carte de l’Europe, Pompidou-Metz sera le centre d’un évènement culturel consacré aux arts contemporains organisé à date régulière avec la participation de tous les lieux de culture de la ville. L’image de Metz en serait renforcée et le Centre deviendra un levier du développement économique de l’agglomération notamment du fait de l’augmentation de la durée de séjour des visiteurs.

Dominique Gros (22/12/2007)

Construire l'avenir

Améliorer l’image de Metz


Une ville n’a d’avenir que par sa capacité à attirer de nouveaux habitants et à séduire les personnes de passage. Metz ne peut compter que sur trois forces : sa nature, ses architectures et surtout ses habitants. Quatre projets majeurs seront réorientés ou lancés :

Le Mont Saint-Quentin : fortifier le poumon vert de Metz

Le projet actuel vise la valorisation du site au travers de ses forts militaires dans une logique touristique. Le Mont Saint-Quentin est d’abord un site naturel, le poumon vert de l’agglomération. Nous voulons conforter ce rôle de réserve naturelle.

Mettre en sécurité le site est la première priorité (garde-corps, déminage…) avant une mise en valeur minimum des forts,

Mettre à l’étude un projet de mise en valeur de ce lieu exceptionnel. Cette étude devra préciser la maîtrise foncière, l’organisation de la fréquentation (parkings, cheminements) et définir le plan de gestion avec les partenaires appropriés,

Ce projet sera l’occasion d’un large débat participatif.

Metz ville d’eau : autour d’un nouveau Metz-plage

La Moselle et son plan d’eau, la Seille et le canal constituent des espaces naturels dans la ville et les zones humides qui les jouxtent sont de formidables réserves de biodiversité. Nous voulons développer le potentiel de loisir de ces espaces dans un contexte écologique respectant la biodiversité.

Poursuivre l’aménagement des promenades le long des berges de la Seille et de la Moselle en créant des circuits piétons et cyclables,

Recréer un nouveau Metz-plage avec une zone de baignade et de loisirs propice à l’organisation de manifestations et de fêtes populaires,

Créer un programme d’animation autour de l’eau et favoriser la pratique de sports aquatiques.

Organiser un festival international de l’architecture et des technologies nouvelles :

Ce festival s’appuiera sur le Centre Pompidou-Metz, l’Ecole supérieure d’art de Metz et l’Université ainsi que sur les associations socioculturelles. Des architectes, des urbanistes, des artistes seront invités à exposer leurs créations dans tous les quartiers.

Créer une cité des Arts de l’Artisanat et de la Culture au cœur de la ville :

La colline Sainte-Croix. L’ancienne maternité deviendra l’épicentre de la colline culturelle de Metz, en synergie avec les Musées, le FRAC, les Trinitaires et le Conservatoire. Des résidences d’artistes, des salles d’expositions et un amphithéâtre pour accueillir des colloques y trouveront leur place tandis que tout autour de ce lieu sera encouragée l’installation de galeries d’exposition, de commerces et de cafés-restaurants.


Metz au cœur d’une métropole de taille européenne


Metz doit trouver sa place dans une grande métropole régionale de dimension européenne qui reste à construire au sein de la Grande Région. Metz doit travailler particulièrement avec Nancy et le Luxembourg, pour répondre à la compétition internationale. Il faut donc :

Promouvoir un partenariat et une complémentarité avec Nancy dans les domaines de l’université, de l’éducation, de la culture et de l’économie afin de constituer un pilier lorrain solide qui soit un partenaire incontournable et crédible pour le Luxembourg.

Investir dans l’éducation :

Permettre le multilinguisme dès la maternelle,

Favoriser les échanges éducatifs entre pays frontaliers tout au long de la scolarité,

Favoriser l’apprentissage des langues pour les adultes.

Approfondir et donner des contenus concrets et visibles aux trois structures auxquelles adhère Metz :

Le sillon mosellan

Luxembourg/Esch-sur-Alzette/Longwy/Arlon/Thionville (LELA et LELA+)

Quattropole (Sarrebruck/Trèves/Luxembourg)

La création de rencontres sportives, organisées chaque année, à tour de rôle par chacune des villes, sera une première action marquante.


Préparer les emplois du futur et
devenir une référence sur des secteurs économiques porteurs


Au cours des dernières années, c’est principalement le secteur automobile qui a soutenu l’emploi dans l’agglomération. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication qui devaient être un moteur essentiel ne représentent aujourd’hui qu’une minorité des emplois du technopole.

Nous mènerons une action volontariste pour créer des emplois dans des domaines nouveaux et renforcer le tissu économique et pour donner à Metz la visibilité nationale et internationale qu’elle n’a pas aujourd’hui.

Faire de Metz Métropole une référence économique, développer les pôles d’excellence :

Créer à Mercy un pôle d’excellence en accompagnement médical (appareillage, adaptation de véhicules, de l’habitation,…),

Créer, sur l’extension du Technopole, un pôle d’excellence, pilier du réseau EcoPole Lorraine lancé par le Conseil Régional et du pôle de compétitivité sur les matériaux innovants (MIPI) ; avec des axes concernant les matériaux / les éco industries / les énergies renouvelables et les économies d’énergie,

Faire de l’Institut Européen d’Écologie une vitrine et favoriser son rapprochement avec l’Université.

Mettre en place une Cité de l’entreprise, pilotée par l’Agence de Développement Economique, centre de ressources pour l’accompagnement, l’hébergement d’entreprises en création ou en fort développement

Construire une Cité internationale de l’étudiant et du chercheur avec des logements et des services, un centre de ressources et d’accueil pour étudiants et chercheurs étrangers.


Dans nos quartiers et dans le monde


L’avenir doit se fonder sur le partage et la solidarité. Notre richesse c’est avant tout notre capacité à travailler, créer et construire ensemble. C’est vrai dans la ville comme dans le monde. Nous voulons :

Favoriser dans la ville un urbanisme solidaire au service des habitants :

À Borny, beaucoup a été fait, mais à Bellecroix la situation se dégrade. Metz Nord, la Patrotte, le Chemin de la Moselle auraient du bénéficier des crédits de l’ANRU destinés à Woippy-Metz Nord, mais 95% des crédits sont allés à Woippy,

Il reste donc beaucoup à faire pour l’habitat social dans ces quartiers qui méritent un plan d’urbanisme global avec la suppression des friches militaires. Un projet cohérent sera établi en étroite concertation avec les habitants et en fonction de leurs besoins pour l’implantation des voiries, des services, des commerces, des équipements,

Le projet ne devra pas nécessairement conduire à démolir. Il devra permettre lorsque cela est possible de conserver et restructurer certains immeubles.

Participer au développement dans les pays du tiers-monde :

Pratiquer une politique d’achats responsable pour les besoins des services lorsque cela est techniquement et financièrement possible en prenant en compte des critères environnementaux (déforestation, énergie…) et sociaux (emploi d’enfants…),

Pratiquer une coopération technique avec une municipalité francophone de taille équivalente à Metz par l’échanges de techniciens dans le cadre du traitement de problèmes concrets (alimentation en eau, ramassage des ordures, plans de circulation…).


Vers la partie III. Prendre en compte l'héritage

Prendre en compte l'héritage

Gérer l'héritage et le mettre au service de tous


Des dossiers lourds pour les finances et l’avenir de la ville et de la communauté d’agglomérations sont engagés. Nous voulons les aménager au cours des 6 années à venir pour qu’ils servent mieux les intérêts de la collectivité.

L’UEM : elle doit devenir un fer de lance du développement durable. On doit valoriser la qualité de ses services et sa proximité :

Ouvrir le capital de l’entreprise aux usagers et aux salariés à hauteur de 2 à 3%,

Augmenter de 20 à 50% la capacité propre de production d’électricité de l’UEM, par les économies d’énergie et le recours aux énergies renouvelables (production éolienne, hydraulique, photovoltaïque),

Reprise par l’UEM de la concession du câble à Metz.

Le quartier de l’Amphithéâtre : en faire une vitrine du futur ; sa construction doit être une opportunité pour développer l’attractivité de la ville dans le cadre d’une nouvelle conception de l’habitat et du cadre de vie :

Prendre toutes les mesures pour que cette opération soit à l’avant-garde des technologies du développement durable (immeubles à énergie positive produisant plus qu’ils ne consomment) et qu’elle bénéficie aux entreprises locales,

Assurer la mixité sociale et générationnelle de ce quartier, avec les accompagnements de services et de cadre de vie propices au développement d’une vie citoyenne,

Construire une médiathèque d’un nouveau type qui fonctionnera en étroite relation avec le Centre Pompidou-Metz, et offrira aux habitants des services : espace pour les associations, point emploi, café, garderie : espace pour les associations, point emploi, café, garderie.

Le Centre Pompidou-Metz : après une phase transparente d’évaluation et d’audit et de débats :

Mise en place d’une tarification réduite pour les habitants de la communauté d’agglomération,

Lancement d’une biennale d’Art Contemporain de portée internationale,

Mise en place de partenariats entre l’Ecole Supérieure d’Art et le pôle universitaire de Metz pour promouvoir la création vidéo ou numérique,

Mise en place des moyens pour faire du centre Pompidou un lieu ouvert sur la ville, un lieu de rencontre (médiathèque, transports en commun adaptés…), un outil d’éducation populaire.


Les autres actions :

Il faut rendre la zone piétonne accessible aux résidents et y autoriser les vélos, au moins sur certains itinéraires. Il faut rendre vivantes les places et les rues en favorisant les aménagements de convivialité, de repos, de jeux, de commerces.

La Place de la République est un projet trop coûteux (20M€). Il doit être repensé notamment comme point central des transports en commun.

Le Grand Projet de Ville (GPV) de Borny :

La mixité sociale sera la règle. Les constructions nouvelles ont pris du retard, nous serons vigilants sur le rythme des chantiers,

L’accompagnement social n’a pas suivi, nous serons attentifs à donner des moyens aux associations de terrain.

Salle des musiques actuelles :

Cette salle de 700 place sera construite du côté de la patinoire et adaptée aux besoins des utilisateurs. Nous les consulterons ainsi que les riverains.


Vers la partie IV. Comment allons-nous agir ?