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Conférence de presse du 8 février

Danielle Bori, Dominique Gros et Isabelle Kaucic

Après avoir négligé pendant 37 ans les Messins au prétexte de « faire des économies », Jean-Marie Rausch veut maintenant faire la charité.

Dominique Gros, Danielle Bori, Patrick Meyer et Isabelle Kaucic ont présenté hier matin, à l’occasion d’une conférence de presse, une partie des propositions de la liste Ensemble pour l’avenir de Metz dans le domaine social.
Le contexte messin mérite d’être rappelé : 27 400 personnes vivent dans l’agglomération messine avec des ressources inférieures au seuil de pauvreté. Cela représente 12% de la population. 52% des Messins ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu.

Les propositions de la gauche s’articulent autour de trois axes :

  1. la petite enfance, le périscolaire et l’éducation : modulation des tarifs de restauration scolaire (3,65 euros actuellement par repas) et des transports en fonction des ressources, prise en compte du cas des familles monoparentales, mise en place d’un véritable périscolaire à Metz, aides au devoir, effort qualitatif sur les crèches et halte-garderies…
    Dominique Gros, qui a accueilli il y a quelques jours une classe, a indiqué qu’il avait été touché par les principales demandes des enfants : sur les douze présentées, des loyers moins chers, des bus moins chers, des loisirs moins chers ont été les trois premières. En fait, les enfants, qui répercutent les préoccupations de leurs parents, ont parlé… du pouvoir d’achat qui manquent pour leur famille.
  2. le logement : la résorption de l’habitat insalubre doit être une priorité : 1500 logements sont concernés à Metz. Il s’agit de sortir de la ghettoisation certains îlots dans les quartiers, par exemple à La Patrotte. Pour cela, nous réinstallerons les concierges dans les immeubles à caractère social, car la présence humaine permet de reconstruire du lien social. Dominique Gros a souligné au passage le gros travail que font les bailleurs sociaux dans un contexte difficile.
    L’OPAC fera également l’objet d’un audit ; il est par exemple scandaleux qu’une centaine de logements sociaux soient laissés vacants aussi longtemps à La Patrotte. La politique du logement, qui dépend de la CA2M, sera orientée de sorte que la progression des loyers soit stoppée. La nouvelle municipalité dotera la ville d’un instrument qui a fait ses preuves dans les grandes villes : la société d’économie mixte (SEM) patrimoniale, outil de portage de projets immobiliers qui permettra de mobiliser la ville aux côtés de partenaires privés pour construire, réhabiliter et rénover le patrimoine immobilier et satisfaire aux besoins locatifs.
  3. l’emploi des jeunes : l’insertion des jeunes est une priorité. Cela passe par la revalorisation de la mission locale au service des jeunes en difficulté. Mais pas seulement : les tarifs et les horaires des transports doivent aussi être adaptés (bus tardifs, prix réduits) pour leur permettre de se rendre sur leur lieu de travail et en revenir plus facilement. Le transport pèse de plus en plus lourd dans le budget notamment des jeunes. Nous proposons également l'insertion de clauses sociales (apprentissage, réinsertion) dans les marchés publics de la ville

Danielle Bori est revenue sur la conversion aussi subite que cocasse de Jean-Marie Rausch au social : « chaque fois que j’interrogeais le maire sur Borny, celui-ci ne répondait pas et préférait sortir de la salle du conseil municipal ».
Elle a conclu en citant Roger Cayzelle, président du CES Lorraine :
« La ville n'est pas une simple agglomération d'hommes et d'équipements, c'est un état d'esprit. ».

Oui, il y a des SDF à Metz !

Les SDF à Metz

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Oui, il y a des sans-domicile-fixe sur la place de la gare !

Mais des SDF et des pauvres, il n'y en pas que sur la place de la Gare. Selon une étude de l'INSEE LORRAINE (décembre 2006) :
« Dans la Communauté d'agglomération de Metz-Métropole (CA2M), 27 400 personnes ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté » (plus de 10% de la population !).

Les associations les connaissent bien. Elles savent qu’aujourd’hui l’image du « vieux routard » qui a choisi la rue est complètement marginale. Que dans la rue, dans des voitures, sous les ponts survivent des salariés pauvres, des jeunes en rupture avec leurs familles, des hommes et des femmes qui ont vécu une perte d’emploi, un divorce, une maladie…

C’est aussi l’angoisse d’une majorité de Français ! et le slogan « travailler plus pour gagner plus » du Président de la République ne peut masquer la perte du pouvoir d’achat, l’appauvrissement des Français et le chômage. Le licenciement annoncé de près de 200 salariés à Arcelor-Mittal le rappelle à la réalité.

Alors, parce que l’exclusion n’est pas une fatalité, si nous sommes élus, les Messins dans le besoin et les associations qui se mobilisent tous les jours sur ces problèmes trouveront avec nous un véritable point d’appui et d'accompagnement.
Nous réunirons à cet effet les partenaires concernés bailleurs publics et privés, pour dégager toutes les mesures et possibilités de relogement des sans-abris.

Dominique GROS
Isabelle KAUCIC, colistière
Patrick MEYER, colistier