
Après avoir négligé pendant 37 ans les Messins au prétexte de « faire des économies », Jean-Marie Rausch veut maintenant faire la charité.
Dominique Gros, Danielle Bori, Patrick Meyer et Isabelle Kaucic ont présenté hier matin, à l’occasion d’une conférence de presse, une partie des propositions de la liste Ensemble pour l’avenir de Metz dans le domaine social.
Le contexte messin mérite d’être rappelé : 27 400 personnes vivent dans l’agglomération messine avec des ressources inférieures au seuil de pauvreté. Cela représente 12% de la population. 52% des Messins ne sont pas assujettis à l’impôt sur le revenu.
Les propositions de la gauche s’articulent autour de trois axes :
- la petite enfance, le périscolaire et l’éducation : modulation des tarifs de restauration scolaire (3,65 euros actuellement par repas) et des transports en fonction des ressources, prise en compte du cas des familles monoparentales, mise en place d’un véritable périscolaire à Metz, aides au devoir, effort qualitatif sur les crèches et halte-garderies…
Dominique Gros, qui a accueilli il y a quelques jours une classe, a indiqué qu’il avait été touché par les principales demandes des enfants : sur les douze présentées, des loyers moins chers, des bus moins chers, des loisirs moins chers ont été les trois premières. En fait, les enfants, qui répercutent les préoccupations de leurs parents, ont parlé… du pouvoir d’achat qui manquent pour leur famille. - le logement : la résorption de l’habitat insalubre doit être une priorité : 1500 logements sont concernés à Metz. Il s’agit de sortir de la ghettoisation certains îlots dans les quartiers, par exemple à La Patrotte. Pour cela, nous réinstallerons les concierges dans les immeubles à caractère social, car la présence humaine permet de reconstruire du lien social. Dominique Gros a souligné au passage le gros travail que font les bailleurs sociaux dans un contexte difficile.
L’OPAC fera également l’objet d’un audit ; il est par exemple scandaleux qu’une centaine de logements sociaux soient laissés vacants aussi longtemps à La Patrotte. La politique du logement, qui dépend de la CA2M, sera orientée de sorte que la progression des loyers soit stoppée. La nouvelle municipalité dotera la ville d’un instrument qui a fait ses preuves dans les grandes villes : la société d’économie mixte (SEM) patrimoniale, outil de portage de projets immobiliers qui permettra de mobiliser la ville aux côtés de partenaires privés pour construire, réhabiliter et rénover le patrimoine immobilier et satisfaire aux besoins locatifs. - l’emploi des jeunes : l’insertion des jeunes est une priorité. Cela passe par la revalorisation de la mission locale au service des jeunes en difficulté. Mais pas seulement : les tarifs et les horaires des transports doivent aussi être adaptés (bus tardifs, prix réduits) pour leur permettre de se rendre sur leur lieu de travail et en revenir plus facilement. Le transport pèse de plus en plus lourd dans le budget notamment des jeunes. Nous proposons également l'insertion de clauses sociales (apprentissage, réinsertion) dans les marchés publics de la ville
Danielle Bori est revenue sur la conversion aussi subite que cocasse de Jean-Marie Rausch au social : « chaque fois que j’interrogeais le maire sur Borny, celui-ci ne répondait pas et préférait sortir de la salle du conseil municipal ».
Elle a conclu en citant Roger Cayzelle, président du CES Lorraine :
« La ville n'est pas une simple agglomération d'hommes et d'équipements, c'est un état d'esprit. ».


samedi 15 mars à 10h : la liste Ensemble pour l'avenir de Metz dans les rues de Metz à vélo puis à Borny et au plan d'eau vers 15h




(6,6Mo)



ingénieur, spécialiste de la protection de l’environnement et de la lutte contre la pollution des eaux