
Ce fut une rencontre agréable et détendue. Bertrand Delanoë a reçu Dominique Gros, Hacène Lekadir et Thomas Scuderi dans son bureau de l'Hôtel de Ville de Paris. Après un état des lieux sur la campagne à Metz et sur la division de la droite, Bertrand Delanoë questionne Dominique Gros sur les accords politiques et l'élaboration de la liste qu'il présente aux prochaines municipales.
Pour le maire de Paris, "Metz est une belle Ville qui mérite l'énergie des gens de gauche", mais il ajoute "aux municipales, les gens votent pour des projets locaux, il faut donc séduire par les idées".
Lorsqu'on lui demande comment motiver les citoyens à s'intéresser à la chose publique, il nous avance des chiffres surprenants. En effet, lorsqu'il a présenté aux Parisiens le plan local d'urbanisme de Paris, ce n'est pas moins de 120000 réponses que la municipalité a reçu. Lorsqu'il avance ensuite le plan de déplacement urbain, c'est cette fois 140000 parisiens qui donnent leur avis par écrit. Ce qu'il faut c'est donner les moyens aux citoyens de prendre la parole, mais également d'organiser des rencontres permettant des comptes-rendus de mandats réguliers. C'est ce que Bertrand Delanoë a mis en place dès son élection en 2001 et qu'il a continué à faire jusqu'en décembre 2007 en présentant deux documents au public (bilan de mandat et esquisse de projet).
Pour le maire de Paris qui n'en ai plus à son premier fait d'arme, il s'agit pour l'élu d'être présent pour écouter les citoyens. Dans les réunions de démocratie participative parisiennes, tout est pris en note, une équipe filme également les débats et une boîte à idées est installée pour les plus réservés. L'élu assiste consciencieusement et prend ensuite la parole pour répondre à toutes les interventions. Il doit alors trouver le chemin de l'intérêt général en se posant comme chercheur de consensus et en prenant ses responsabilités. Parfois, comme le dit Bertrand Delanoë, il faut savoir corriger des erreurs, des oublis. Il nous cite comme exemple une dame qui prend la parole pour parler de l'entrée gratuite pour les personnes handicapées dans les structures municipales, mais que la municipalité à oublier d'en faire de même pour la personne accompagnante. Le Maire de Paris entend la réaction et intègre cette proposition. Les rencontres avec les citoyens permettent donc de faire évoluer les propositions et parfois à les recalibrer. Le projet définitif se doit d'intégrer les idées des citoyens.
Par ailleurs, la place de la vie associative s'est accrue depuis le début de mandat. L'outil incontournable de cette évolution est sans conteste le fait de mettre en place une maison des associations par arrondissement, ainsi qu'un centre de ressources qui leur est consacré.
Pour le premier magistrat parisien, la démocratie participative est bel et bien un outil politique qui ne correspond pas à un lieu de démagogie mais de débat, de pédagogie et de réajustement. Pour lui, il faut avoir un certain goût du management et de la gestion rigoureuse et "même si Jean-Marie Rausch a des qualités, c'est bel et bien un autocrate qui aujourd'hui est usé".
Dominique Gros s'engage alors sur trois points précis : Consulter les messins sur tous les dossiers importants, mettre en place des comptes-rendus de mandats annuels décliné par quartier, créer un Conseil Economique et Social Messin et des comités de quartiers efficaces (pilotés par les habitants de la ville).


samedi 15 mars à 10h : la liste Ensemble pour l'avenir de Metz dans les rues de Metz à vélo puis à Borny et au plan d'eau vers 15h




(6,6Mo)



ingénieur, spécialiste de la protection de l’environnement et de la lutte contre la pollution des eaux