Place de la République : pour un moratoire sur le projet

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Commencer les travaux de la place de la République deux mois avant le premier tour des municipales n’est pas acceptable.

Non pas qu’il soit contestable de débarrasser cet espace des voitures pour le rendre disponible à l’organisation de manifestations dont l’animation de la ville a un cruel besoin, nous en avons voté le principe et accepté le projet dans ses grandes lignes.

Mais parce que le projet en question n’est pas abouti malgré son coût affiché de 18 millions d’euros, annoncé triomphalement comme supérieur à celui de la place Stanislas. De plus et surtout, parce que cette place va être le noyau central de la ligne de transport en commun en site propre (TCSP) que la ville attend en vain depuis dix ans. Or, des décisions essentielles à la réalisation de ce TCSP dépendent de l’aménagement de la place. Comment circulera ce TCSP autour du Palais de Justice, rue Haute Pierre, rue du Juge-Michel et au Moyen-Pont en partant de cette place ? Depuis des années cette question est posée aux messins avec les bus qui passent toujours par la rue Serpenoise et la rue des Clercs faute de pouvoir passer ailleurs. Il faut un peu de courage et regarder les choses en face pour cet aménagement urbain essentiel.

Le projet d’aménagement de la place de la République doit attendre que la nouvelle municipalité, que les Messins éliront dans deux mois, soit installée. Il pourra ainsi être amendé des choix et options qui sortiront des débats que la campagne des municipales permettra.
Dominique Gros