Le tram-train, marronnier des municipales à Metz

Tram train Le tram-train, cela fait plus de dix ans qu'on en parle à Metz ! La droite messine, qui se partage la gestion de la ville depuis des lustres et n'a jamais pris la mesure du problème des transports en commun dans la ville, se crêpe le chignon pour savoir qui de Marie-Jo Zimmermann, d'Anne Stémart, future ex-nouvelle protégée de JMR, ou de Nathalie Griesbeck, la "non-habitante" messine, y a pensé en premier.

Or la question n'est pas là. Ces querelles d'antériorité sont stériles. Rien n'a été fait jusqu'à présent et c'est cela qui interpelle les Messins. Le tram-train est le projet que l'on voit sortir des vieux cartons à chaque élections municipales. La lecture des anciens (et plus récents) Chardon est instructive. Déjà en 1969 Raymond Mondon y avait songé… mais n'y avait pas donné suite, comme son successeur JMR.

L'inconvénient du tram-train, outre son coût (environ les deux-tiers de celui d'un tramway) et d'importantes difficultés techniques, est qu'une infrastructure périphérique ne répond pas aux besoins réels de l'agglomération messine puisque c'est bien la circulation en centre-ville qui est déficiente. Ce qu'il faut, ce sont des axes pénétrants. D'où l'idée proposée par Dominique Gros de mettre en place des lignes de BusWay® sur des voies réservées (site propre).

Le BusWay® est un nouveau moyen de transport hybride entre tramway et bus fabriqué par Mercedes qui roule au gaz naturel (et donc non polluant) sur une voie qui lui est dédiée, d’où sa rapidité. Une rame peut transporter environ 120 passagers avec une cadence allant jusqu'à 4 minutes aux heures de pointe. La ville de Nantes, gérée par la gauche, a mis en place ce moyen de transport moderne et respectueux de l'environnement.